Jeudi 19 avril, nous sommes invités cette fois-ci par Bethesda pour découvrir l’énigmatique Dishonored qui s’est montré récemment à travers un premier trailer qui ne manquait pas de poigne. Pour l’occasion, direction dans un monument mythique de Paris, à savoir les Invalides, érigés dans les années 1670. La preview ci-dessous permettra donc de vous faire un premier avis sur ce titre pour le moins prometteur au vu de ce que nous avons pu voir.
Une histoire mature
Dans Dishonored, vous incarnerez un ex-garde du corps emprisonné du nom de Corvo Attano. Se déroulant dans une ville fictive se rapprochant d’un Londres de la Renaissance baptisé pour l’occasion Dunwall, Corvo se retrouvera à tort accusé du meurtre de l’impératrice, Jessamine Kaldwin. Ce dernier réussira alors s’évader et deviendra un assassin se cachant derrière un masque et portant une étrange marque sur la main. Sans pitié pour ses ennemis, notre héros qui aura hérité de pouvoir surhumain, transmis par une déité baptisée l’Outsider, tentera alors d’élucider le mystère qui entoure sa trahison dans cet univers adulte et travaillé.
Un univers sombre
Comme on vous le disait précédemment, Bethesda nous entraîne véritablement dans un monde où le mal-être et la traitrise sont rois. Mais l’équipe a été claire à ce sujet, ils ne souhaitaient pas modéliser un environnement, mais au contraire créer un monde avec une identité propre.
C’est dans cette optique que le studio a imaginé Dunwall, une ville en pleine industrialisation où la peste fait des ravages. C’est du côté de l’Angleterre que l’équipe s’est tournée pour imaginer l’architecture du jeu. Des ruelles sombres et malfamées, des bâtiments froids et imposants, tout a été pensé pour apporter ce sentiment d’oppression.
Mais Dunwall est aussi une ville technologique et remplie de magie, on pourra d’ailleurs s’en apercevoir plus tard au niveau de l’armement de Corvo. Ce côté science-fiction apporte un gros plus à l’ambiance, qui lui permet de se détacher définitivement des univers habituels.
Chargé du design chez Arkane, Viktor Antonov nous expliquait que chaque objet présent dans le jeu a une histoire. Troublant aux premiers abords, c’est en écoutant toute l’explication derrière la création d’un personnage ou d’une simple tour de garde que l’on comprend où veut en venir le monsieur.
Chaque objet a été étudié pour coller au jeu. Petit exemple, le faciès des personnages se base sur des clichés d’ouvriers londoniens en raison de leurs traits si particuliers. Sur ce point, encore une fois, l’équipe n’a pas cherché la facilité en les modélisant sur des corps, mais en les dessinant elle-même.
Une lame dans la nuit
On ne pouvait s’attendre qu’à un gameplay aux petits oignons de la part des créateurs de la saga des Elders Scrolls. C’est donc attentif que l’on a pu observer les premières phases in-game du jeu.
C’est dans une maison close que se déroule l’action. Voulant montrer que la philosophie de Bethesda imprègne ce Dishonored, l’équipe nous présentait deux manières d’aborder cette mission. On a donc eu le droit dans un premier temps à la version « soft ». Et à ce niveau-là, Corvo est un véritable expert.
En effet, grâce aux pouvoirs conférés par un étrange personnage, notre héros possède des capacités à faire pâlir de jalousie David Copperfield. Outre la possibilité de vous téléporter d’une zone à une autre en un clin d’œil, la prise de contrôle de PNJ reste l’une de vos meilleures armes.
Besoin de franchir une porte bien gardée ? Il suffira de prendre possession d’un soldat, de franchir le barrage, puis de quitter le corps ni vu, ni connu. Cette manipulation peut également fonctionner avec les rats, vous permettant ainsi de vous engouffrer dans des passages étroits, mais gare aux soldats qui auront la mauvaise idée de vouloir vous écraser.
Pour les joueurs old-school, sachez que le bon vieux coup d’assommer ses ennemies par derrière et de le cacher à l’abri des regards reste toujours aussi efficace.
Les développeurs nous précisent que pendant toute l’aventure, il est tout à fait possible de ne tuer aucun ennemi, y compris les cibles. Pour cela, il faudra parcourir les moindres recoins de la zone et discuter avec les PNJ pour accomplir des quêtes annexes.
Où je passe, la mort trépasse
Comme indiqué, il y a deux approches qui sont possibles dans Dishonored, et si l’infiltration n’est pas votre tasse de thé, vous pourriez très probablement préférer l’action.
C’est dans la même maison close qu’on nous a donc présenté une approche beaucoup plus basée sur du rentre-dedans sans se soucier des gardes qui seront présents. Peu importe, ils n’auront qu’à bien se tenir au vu de l’armement de Corvo qui se fera un plaisir de leur planter sa lame dans le bide.
Vous l’aurez compris, les approches sont très distinctes et s’il est possible de finir le jeu sans tuer la moindre personne, vous pourrez donc très bien le finir en éliminant tout le monde. Bien évidemment, jouer l’action vous poussera à terminer le jeu plus vite puisque les éléments s’enchaîneront alors. Qui dit action, dit plus de sang, Pegi 18 oblige, et bien qu’il n’y ait pas de démembrement, le jeu ne lésinera pas sur les petites giclures de sang.
Encore une fois, l’armement de Corvo pour cette approche est immense et, comme indiqué déjà un peu plus haut, vous pourrez vous téléportez d’une zone à l’autre, faire surgir des rats du sol afin qu’il s’occupe à votre place des gardes, prendre possession du corps de votre adversaire, attaquez vos adversaires de face et on en passe. Les possibilités sont finalement tellement larges qu’il est presque impossible de toutes les retenir.
Quelques bases de gameplay
Afin de vous parler de quelques bases de gameplay, il est important de savoir que Dishonored est un jeu à la première personne et qu’il n’y aura aucune phase à la troisième personne. Le jeu devrait également être très instinctif à la manette puisqu’une classique roue avec toutes vos armes et pouvoirs sera disponible afin de ne pas se perdre. On ajoutera également que plusieurs niveaux de difficulté seront logiquement présents. Pour ce point, il est important de savoir que les différents niveaux présents n’influeront pas directement sur l’IA de vos ennemis, mais plutôt sur les dégâts qu’ils vous infligeront.
Pour finir, Dishonored n’est pas un jeu à monde ouvert, mais plutôt semi-ouvert dans le sens où les zones sont larges, mais qu’elles sont entrecoupées. En effet, le scénario fera en sorte que vous ne pourrez pas aller où bon vous semble et des barrières électriques feront office de portes pour passer à la zone suivante. Enfin pour ce qui est de la durée de vie, les développeurs présents ont annoncé une douzaine d’heures pour celui qui jouera plus sur l’action alors que vous pourrez aisément la doubler si vous vous la jouez plus fine.
Un très bon ressenti final
Clairement, Dishonored nous a laissé, durant cette présentation, un très bon ressenti. Bénéficiant d’un univers qui lui est propre, il joue sur un « passé futuriste » et le soin des couleurs choisies sur l’ensemble saute aux yeux. On appréciera également les deux approches totalement différentes que propose le titre, avec l’infiltration et l’action, qui ont toutes deux une place très importante dans le jeu. La seule petite tache qui subsiste à l’heure actuelle n’en est pas totalement une, mais on craint cependant un surplus de puissance au niveau de Corvo qui finalement a peut-être trop d’armes et de pouvoirs afin d’être véritablement inquiété.
Vous l’aurez donc compris, il s’agit d’un titre qui doit faire partie de vos attentes de 2012 d’ici le prochain lever de rideau, mais l’ensemble des choses présentées est pour le coup très prometteur.
Cette preview a été réalisée en collaboration avec l’esprit tordu de Sams de JeuxCapt.Com



volt92
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Esprit tordu toi même !!!
Olé ! Ça c’est de la preview de compèt !
J’attends avec impatience ce jeu. A part Bioshock, on n’est pas super gâté en univers Steampunk !
Vivement la sortie ou une présentation plus longue à l’E3
Rage de temps à autre mais c’est vrai que ça ne pullule pas…